Avis Ninja Speedi : le repas complet en 19 minutes, promesse tenue ?
L'appareil qui sert un repas complet plus vite que tous les autres
Pâtes, brocolis et poulet doré servis en 19 minutes réelles, préchauffage compris : aucun appareil de notre comparatif ne fait mieux. Pas de haute pression ni de recettes embarquées : c'est la machine des pressés qui savent cuisiner.
- Repas complet 3 composantes en 19 minutes chronométrées
- Frites fraîches croustillantes en 22 min avec une cuillère d'huile
- 159,99 € constatés : le meilleur rapport service/prix du panel
Sommaire du test
- La fiche d'identité en 20 secondes
- Le système Speedi Meals expliqué simplement
- Nos mesures : 11 recettes au chronomètre
- Le mode Air Fry face à un air fryer dédié
- Quatre semaines de vie commune
- Déballage et premiers pas
- Entretien et durabilité
- Les défauts, sans langue de bois
- Face aux alternatives
- Pour qui il est fait
- Une soirée type racontée
- Questions fréquentes
- Ce que disent les autres utilisateurs
- Verdict final et note détaillée
La fiche d'identité en 20 secondes
Le Ninja Speedi ON500EU est un cuiseur rapide 10-en-1 de 5,7 L : Speedi Meals (le mode signature), Steam Air Fry, Steam Bake, vapeur, gril, Air Fry, four, déshydratation, saisir et mijotage lent. Puissance relevée en pointe : 1730 W à mon wattmètre pour 1760 annoncés. Pas de cuisson sous haute pression : la vitesse vient de la combinaison vapeur en fond de cuve et air pulsé par le dessus, commutée par le levier SmartSwitch. Dimensions vérifiées : 35 × 33 cm au sol, 31 cm de haut fermé mais 55 cm couvercle relevé, 7,3 kg. Livré avec cuve antiadhésive compatible lave-vaisselle, plaque Cook & Crisp à pieds rabattables et livret de recettes papier. Prix constaté : 159,99 € pour 229,99 € conseillés. Garantie 2 ans, fabriqué en Chine.
Le système Speedi Meals expliqué simplement
L'idée est d'une intelligence désarmante : un repas se compose d'un féculent, de légumes et d'une protéine, alors la machine les cuit ensemble, chacun dans son étage. Le féculent (pâtes, riz, semoule) part dans le liquide au fond de la cuve. La plaque se pose au-dessus sur ses pieds dépliés, reçoit les légumes puis la protéine. On abaisse le couvercle, la vapeur du fond cuit le bas pendant que la résistance haute et le ventilateur dorent le haut. Le décompte affiché démarre après le préchauffage, un détail qui explique l'écart entre les 15 minutes de la publicité et mes 19 minutes porte-à-assiette.
Ce qui m'a bluffée à l'usage, c'est la justesse des équilibres proposés par le tableau de correspondances du livret : mes pâtes sont sorties al dente au moment exact où les filets de poulet atteignaient 74 °C à la sonde et où les brocolis restaient croquants. J'ai reproduit l'exercice avec riz, courgettes et cuisses de poulet, puis avec semoule, poivrons et merguez : trois repas sans fausse note, entre 17 et 23 minutes selon les protéines. La limite du système est mécanique : la plaque offre la surface d'une assiette généreuse, on y dore pour 4 personnes en calibrant serré, pas pour 6. Le site Speedi Meal Builder de Ninja, qui génère des combinaisons personnalisées, compense partiellement l'absence totale de recettes embarquées dans la machine.
Nos mesures : 11 recettes passées au chronomètre
| Recette | Mode | Temps total mesuré | Observation |
|---|---|---|---|
| Pâtes + brocolis + poulet | Speedi Meals | 19 min | Le record du comparatif |
| Riz + courgettes + cuisses de poulet | Speedi Meals | 23 min | Peau des cuisses dorée |
| Frites fraîches 600 g | Air Fry | 22 min | 1 cuillère à soupe d'huile |
| Frites surgelées 500 g | Air Fry | 16 min | Croustillant homogène |
| Poulet entier 1,4 kg | Steam Air Fry | 38 min | Peau dorée, chair juteuse |
| Saumon vapeur + haricots | Steam | 14 min | Cuisson nacrée précise |
| Gratin dauphinois 4 pers. | Steam Bake | 31 min | Contre 55 min au four |
| Paleron 800 g mijoté | Slow Cook | 2 h 10 | Le prix de l'absence de pression |
| Ailes de poulet 900 g | Grill | 21 min | Retourner à mi-cuisson |
| Légumes rôtis 700 g | Bake/Roast | 24 min | Caramélisation correcte |
| Pommes vapeur 600 g | Steam | 21 min | 2 min de plus que le Cookeo |
La lecture d'ensemble est limpide : tout ce qui relève du repas express ou du croustillant se joue en moins de 25 minutes, souvent avec une qualité de dorage que les multicuiseurs sous pression ne produisent pas. Le poulet entier illustre le compromis : 38 minutes contre 32 au Cookeo Touch, mais une peau dorée croustillante à la sortie que le Cookeo ne donne qu'après un passage au four. À l'autre bout du spectre, le paleron dit tout de la limite structurelle : 2 h 10 en mijotage lent contre 58 minutes sous pression, l'écart qui sépare deux familles d'appareils. Côté consommation, mon wattmètre a relevé 0,38 kWh pour le repas Speedi complet et 0,29 kWh pour les frites fraîches : la ventilation continue consomme plus qu'une enceinte pressurisée à plat équivalent, sans rien d'alarmant.
Le mode Air Fry face à un air fryer dédié
Question légitime à 159,99 € : le Speedi remplace-t-il une friteuse sans huile ? Sur la qualité pure, presque. Mes frites fraîches sortent croustillantes dehors et fondantes dedans, mes nuggets maison dorent uniformément, et le nettoyage de la cuve unique bat le duo tiroir-plaque des friteuses classiques. Face au Ninja AF180 de mon panel, deux écarts subsistent : la température plafonne à 200 °C ici contre 240 en Max Crisp là-bas, ce qui coûte 3 à 4 minutes sur les surgelés et un cran de croustillant sur les produits panés ; et la forme de cuve ronde exploite moins bien la surface que le tiroir carré du spécialiste à volume comparable. Mon arbitrage : si le croustillant est occasionnel chez vous, le Speedi suffit largement et vous économise un second appareil ; s'il est quotidien, le match complet est arbitré dans multicuiseur ou air fryer.
Quatre semaines de vie commune
Le Speedi s'est installé dans un rôle précis à la maison : le sauveur des soirs sans plan. Ouvrir le réfrigérateur à 19 h 10, composer un trio féculent-légume-protéine avec ce qui reste, servir à 19 h 35 : cette boucle-là, aucun autre appareil du panel ne la boucle aussi vite, Cookeo compris, parce que le Cookeo demande de choisir une recette quand le Speedi demande juste de remplir ses deux étages. Le levier SmartSwitch qui bascule entre Rapid Cooker et Air Fry est devenu un geste réflexe en deux jours, et le préchauffage s'anticipe naturellement : je remplis la cuve, je lance, je prépare la plaque pendant que la machine monte en température.
Les frictions du quotidien existent et méritent d'être dites. Le couvercle relevé culmine à 55 cm : sous mes meubles hauts standards, j'ai dû avancer l'appareil en bord de plan de travail pour l'ouvrir en grand. Le bandeau de commandes à diodes, lisible de face, devient illisible en plongée sous l'éclairage de hotte, et l'absence de toute recette embarquée se fait sentir les premiers jours : sans le livret papier posé à côté, un débutant est livré à lui-même. Enfin la condensation : le couvercle rend une belle quantité d'eau à l'ouverture après un mode vapeur, et le réflexe de l'incliner vers la cuve (pas vers le plan de travail) s'apprend à la première flaque.
Déballage et premiers pas : 20 minutes avant le premier repas
Le carton de 9 kilos livre l'appareil, la cuve en place, la plaque Cook & Crisp aux pieds repliés, le livret de recettes papier et un tableau plastifié de correspondances Speedi Meals que je recommande d'aimanter au réfrigérateur immédiatement : c'est lui qui remplace les recettes embarquées absentes, et il servira tous les jours. L'installation suit le rituel de tout appareil de cuisson : lavage de la cuve et de la plaque à l'eau chaude savonneuse, branchement en prise directe (1730 W relevés en pointe, on évite la multiprise), et un premier cycle vapeur à vide de 5 minutes avec 250 ml d'eau pour chasser les odeurs de neuf et apprendre les bruits de la machine. Le levier SmartSwitch se manipule deux fois pour comprendre sa logique : position Rapid Cooker à gauche pour les modes vapeur, position Air Fry à droite pour les modes ventilés, la sélection fine se faisant ensuite sur le bandeau.
Le premier vrai repas mérite d'être un Speedi Meal du tableau, pris au pied de la lettre : 250 g de pâtes et 500 ml d'eau au fond, brocolis puis filets de poulet huilés sur la plaque, 15 minutes affichées. Mon conseil de cuisinière pour ce baptême : salez l'eau des pâtes comme une eau de cuisson normale (le tableau ne le précise pas et les premières fournées des utilisateurs sortent fades), huilez légèrement la protéine pour activer le dorage, et fiez-vous à la sonnerie plutôt qu'à l'ouverture anticipée qui casse le cycle vapeur. Mes 19 minutes porte-à-assiette incluent les 4 minutes de préchauffage que l'afficheur ne décompte pas : intégrez-les à votre planning des soirs pressés, elles sont incompressibles.
Entretien et durabilité : ce que quatre semaines révèlent
Le nettoyage est le point fort caché du Speedi : une seule cuve, une seule plaque, zéro recoin. Mon chrono après un repas complet s'établit à 3 minutes en lavage main, le meilleur temps du panel, la cuve ronde sans angle mort y étant pour beaucoup. Cuve et plaque acceptent le lave-vaisselle, validé sur quatre cycles sans altération visible, même si le lavage main de 90 secondes reste ma recommandation pour le revêtement, dont Ninja ne vend la cuve de rechange qu'autour de 35 €. Le couvercle non amovible se nettoie en place : un chiffon humide sur la résistance froide et la voûte après les cuissons grasses, indispensable après des ailes de poulet sous peine de fumées au cycle suivant, c'est le geste d'entretien le plus important et le moins documenté du livret.
La condensation demande son rituel : après chaque mode vapeur, le couvercle rend l'équivalent de deux cuillères à soupe d'eau, à incliner vers la cuve à l'ouverture puis à essuyer sur le joint périphérique. Ce joint, plus fin que celui d'un appareil à pression (il n'a pas d'étanchéité pressurisée à assurer), n'a montré aucune fatigue en quatre semaines et retient nettement moins les odeurs que celui d'un Cookeo, curry testé à l'appui. Sur la durabilité longue, Ninja garantit 2 ans extensibles par enregistrement, sans équivalent de l'engagement de réparabilité 15 ans de Moulinex : les pièces existent au catalogue du service client mais leur disponibilité à dix ans reste l'inconnue de la marque, un élément que j'intègre dans la note de rapport qualité-prix sans pouvoir le trancher.
Les défauts, sans langue de bois
Quatre limites structurelles à connaître avant l'achat. L'absence de haute pression d'abord, la plus importante : les mijotés longs, les légumineuses sèches et les viandes à braiser relèvent du mode Slow Cook et de ses durées de four traditionnel ; si le bourguignon du dimanche est votre religion, ce n'est pas votre appareil. L'absence de recettes embarquées ensuite : zéro guidage à bord, tout passe par le livret ou le site, un vrai handicap pour les débutants que le Cookeo prend par la main. La capacité de dorage limitée à la surface de la plaque, qui borne les repas Speedi complets à 4 convives réels. Et le bruit de ventilation : 58 dB relevés à un mètre en Air Fry, comparable à une hotte en vitesse 2, là où un Cookeo sous pression travaille dans un quasi-silence.
Face aux alternatives
Face au Cookeo Touch Wifi (349,99 €), l'écart de 190 € achète la haute pression, le guidage complet et la réparabilité 15 ans : c'est le choix des familles qui mijotent et des débutants. Le Speedi gagne sur la vitesse du repas complet, le vrai dorage et le budget. Face au Foodi MAX (310,99 €), son grand frère qui fait tout : le MAX ajoute la pression et 1,8 L de cuve pour 151 € et 4 kg de plus, un arbitrage de grande tablée. Face au Ninja AF180 (149,99 €) : à 10 € d'écart, le Speedi fait tout ce que fait l'AF180 en un peu moins bien, plus la vapeur et les repas complets que l'AF180 ne fera jamais. Le classement complet du panel est dans notre comparatif des meilleurs multicuiseurs, et les petits budgets trouveront l'analyse détaillée dans le guide des multicuiseurs pas chers.
Pour qui il est fait, et pour qui il ne l'est pas
Achetez-le si vos soirées ressemblent à ceci : peu de temps, des repas complets à sortir vite pour 2 à 4 personnes, l'envie de croustillant sans friteuse dédiée, un budget sous 200 €, et assez d'aisance en cuisine pour composer sans guidage. C'est l'appareil des actifs pressés, des étudiants équipés et des cuisines qui refusent d'empiler les machines.
Passez votre chemin si les plats mijotés structurent votre semaine (le Cookeo Touch ou le Foodi MAX vous serviront mieux), si vous débutez complètement et voulez être pris par la main, ou si vous cuisinez régulièrement pour 6 : la plaque de dorage dira non avant vous.
Une soirée type racontée : le Speedi Meal du mardi soir
Mardi, 19 h 05, retour de courses avec deux enfants affamés dans les pattes et aucun plan. Voilà le terrain de jeu naturel du Speedi, et le raconter vaut tous les tableaux. J'ouvre le réfrigérateur : un reste de crème, des champignons, des tagliatelles fraîches, quatre filets de poulet. 19 h 08, l'eau salée et les pâtes partent au fond de la cuve avec un trait de crème, la plaque se déplie au-dessus, champignons émincés dessous, filets huilés et poivrés dessus. Levier sur Rapid Cooker, mode Speedi Meals, 12 minutes pour des pâtes fraîches, départ. Le préchauffage tourne pendant que je débarrasse les courses, et la sonnerie tombe à 19 h 26.
À l'ouverture, la mécanique fait son petit théâtre habituel : la vapeur monte, les filets sont dorés dessus et nacrés dedans (73 °C à la sonde ce soir-là, dans la cible), les champignons ont rendu leur eau dans les pâtes qui ont fini de lier la crème. Deux tours de moulin à poivre, un geste de parmesan, et la tablée est servie à 19 h 30, vingt-cinq minutes après l'ouverture du réfrigérateur, vaisselle de cuisson réduite à une cuve et une plaque. Ce scénario s'est rejoué onze fois pendant mon mois de test en variant les trios, et c'est très exactement le service que le Speedi vend : pas de la haute cuisine, pas du mijoté du dimanche, mais la résolution propre et rapide du problème le plus fréquent de la semaine, celui du soir sans idée. Les appareils qui trouvent ainsi leur créneau exact dans une maison sont rares, et celui-ci l'a trouvé en quatre jours.
Questions fréquentes sur le Ninja Speedi
Le Ninja Speedi cuit-il sous pression ?
Non. Sa rapidité vient de la combinaison vapeur en fond de cuve et air chaud pulsé par le dessus. Pour les mijotés, il propose un mode Slow Cook aux durées traditionnelles : 2 h 10 mesurées pour un paleron fondant contre 58 minutes sous pression au Cookeo Touch.
Un repas en 15 minutes, c'est vrai ?
Les 15 minutes annoncées excluent le préchauffage. Notre chronomètre porte-à-assiette donne 19 minutes pour pâtes, brocolis et poulet doré, préchauffage compris : cela reste le repas complet le plus rapide de notre comparatif.
Pour combien de personnes le Ninja Speedi est-il adapté ?
La cuve de 5,7 L nourrit confortablement 4 personnes. La vraie limite des repas complets est la surface de la plaque de dorage : au-delà de 4 portions de protéine, il faut enchaîner deux fournées.
Le Speedi remplace-t-il un air fryer ?
Pour un usage occasionnel, oui : frites fraîches croustillantes en 22 minutes avec une cuillère d'huile. Un spécialiste comme le Ninja AF180 garde l'avantage sur les surgelés grâce à ses 240 °C contre 200 ici.
Le Ninja Speedi est-il bruyant ?
En modes ventilés, nous avons relevé 58 dB à un mètre, le niveau d'une hotte en vitesse intermédiaire. Les modes vapeur et mijotage sont nettement plus discrets.
La cuve passe-t-elle au lave-vaisselle ?
Oui, cuve et plaque Cook & Crisp sont compatibles lave-vaisselle. Comme pour tous les revêtements antiadhésifs, le lavage main de 90 secondes reste le meilleur garant de longévité.
Ce que disent les autres utilisateurs, confronté à mon test
Avant de rendre ma note, j'ai dépouillé plusieurs centaines de retours d'acheteurs francophones pour confronter mes quatre semaines à leurs mois d'usage, et la convergence est nette. Les satisfaits, très majoritaires, citent d'abord la vitesse des repas complets et la vaisselle réduite, mes deux constats de tête ; plusieurs familles décrivent le même glissement que chez moi, le Speedi absorbant les soirs de semaine pendant que le four se réserve au week-end. Les critiques récurrentes recoupent aussi mes réserves : l'absence de recettes embarquées revient dans presque tous les avis déçus, souvent chez des acheteurs qui attendaient un Cookeo et découvrent une machine qui suppose de savoir composer ; la hauteur ouverte sous les meubles hauts et la condensation à l'ouverture complètent le trio des griefs. Deux points remontés que mon test n'a pas rencontrés méritent mention par honnêteté : quelques signalements d'antiadhésif fatigué après un an de lave-vaisselle intensif, cohérents avec ma recommandation de lavage main, et des déceptions sur la cuisson simultanée de féculents très différents (riz et pâtes ne partagent pas les mêmes temps, le tableau le dit mais se lit peu). Rien, dans ce corpus, qui contredise ma note ; beaucoup qui la conforte.
Verdict final : la note détaillée
Résultat en bouche : 8,7/10, portée par des dorages que la concurrence sous pression ne sait pas produire et retenue par des mijotés hors sujet. Rapidité : 9,3/10 sur son terrain du repas complet, imbattable. Simplicité : 8,2/10, la mécanique est limpide mais l'absence de guidage embarqué coûte cher aux débutants. Rapport qualité-prix : 9,4/10, le meilleur du panel à 159,99 €. Note globale : 8,8/10 et le titre de choix budget de notre comparatif : l'appareil qui rend le plus grand service par euro dépensé, à condition de savoir ce qu'on lui demande.
