Test produit · 5 semaines d'usage réel

Avis Ninja Foodi MAX SmartLid : la machine qui veut tout faire, testée à fond

Portrait d'Élise Fabre, cuisinière professionnelle, en veste de cuisine blanche
Par Élise Fabre, Cuisinière de métier, 12 ans en restauration collective et bistrot Lecture : 12 minutes · testé 5 semaines · 12 recettes chronométrées · appareil acheté au prix public
8,6/10
Grande capacité Multicuiseur Ninja Foodi MAX SmartLid inox avec curseur de sélection de mode sur le couvercle
Notre verdict en 30 secondes

Le seul appareil du panel qui enchaîne pression et dorage sans changer de couvercle

Poulet fondant sous pression puis doré au mode Air Crisp d'un simple coup de curseur : ce que le Foodi MAX fait, aucun Cookeo ne le fait. En échange : 11,3 kg sur le plan de travail et la montée en pression la plus lente de notre comparatif.

  • Poulet cuit sous pression puis doré : fondant et croustillant à la fois
  • Cuve 7,5 L vérifiée avec un poulet de 3 kg : 6 convives et plus
  • Combi-Steam : les meilleurs pains et gratins du panel
310,99 € 329,99 €Prix constaté à la dernière mise à jour
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Sommaire du test
  1. La fiche d'identité en 20 secondes
  2. Le SmartLid : trois cuisines sous un couvercle
  3. Nos mesures : 12 recettes au chronomètre
  4. Le mode Combi-Steam, l'atout méconnu
  5. Cinq semaines de vie commune
  6. Déballage et premiers pas
  7. Entretien et durabilité
  8. Les défauts, sans langue de bois
  9. Face aux alternatives
  10. Pour qui il est fait
  11. Un dimanche raconté
  12. Questions fréquentes
  13. Ce que disent les autres utilisateurs
  14. Verdict final et note détaillée

La fiche d'identité en 20 secondes

Le Foodi MAX SmartLid OL650EU est le vaisseau amiral des multicuiseurs Ninja : 12 fonctions sous un couvercle unique, dont la cuisson sous haute pression, le Combi-Steam (vapeur + convection), la friture à air, le gril, le four, la vapeur, le mijotage, le yaourt et la déshydratation. Cuve de 7,5 L, panier Cook & Crisp de 4,7 L, grille à deux niveaux fournie. Mensurations vérifiées chez moi : 39 × 40 cm au sol, 44 cm de haut fermé et 60 cm de dégagement nécessaire couvercle ouvert, pour 11,3 kg sur la balance. Le curseur SmartLid sur le couvercle sélectionne mécaniquement l'architecture de cuisson : Pressure, Combi-Steam ou Air Fry. Prix constaté : 310,99 € pour 329,99 € conseillés. Garantie 2 ans, fabriqué en Chine.

Le SmartLid : trois cuisines sous un seul couvercle, et ça change quoi ?

Les anciens Foodi imposaient deux couvercles, un pour la pression, un pour le croustillant, et le second finissait toujours par encombrer un placard. Le SmartLid règle le problème par un curseur à trois positions qui reconfigure l'appareil sans rien démonter. Le bénéfice n'est pas cosmétique : il rend fluide l'enchaînement qui fait la signature de la machine, cuire sous pression puis dorer dans la foulée. Mon poulet de 1,4 kg en est la démonstration : 26 minutes sous pression pour une chair fondante, glissement du curseur sur Air Fry, 8 minutes de Crisp, et il sort à la fois confit et doré, un résultat qu'aucun Cookeo n'atteint sans four d'appoint. Même logique gagnante sur mes travers de porc (pression 25 minutes puis Grill 9 minutes, laqués et caramélisés) et sur le porc effiloché fini croustillant en surface.

La contrepartie du curseur mécanique, je l'ai constatée dès la première semaine : la position choisie conditionne les modes accessibles, et l'interface affiche l'ensemble des douze programmes en permanence sur un bandeau dense. Le temps d'apprentissage est réel, comptez une semaine de consultations du manuel là où le Cookeo se laisse piloter dès le premier soir. Une fois la logique intégrée, la machine devient limpide, mais ce cap d'entrée existe et les débutants doivent le savoir.

Nos mesures : 12 recettes passées au chronomètre

RecetteModeTemps total mesuréObservation
Poulet 1,4 kg pression + doréPressure puis Air Crisp41 minFondant ET croustillant
Poulet entier 3 kgPressure puis Air Crisp68 minImpossible ailleurs dans le panel
Bœuf bourguignon 800 gPressure63 minDont 11 min de montée en pression
Riz basmati 350 gPressure21 min4 min de plus que le Cookeo
Pain cocotte 500 gCombi-Steam52 minLa meilleure croûte du panel
Gratin de courgettesCombi-Steam28 minFondant dessous, gratiné dessus
Frites fraîches 800 gAir Fry24 minPanier 4,7 L, une seule fournée
Ragoût 6 personnesPressure71 minUn seul lancement pour la tablée
Saumon vapeurSteam16 minPrécis, sans surcuisson
Yaourts (8 pots)Yogurt8 hCorrects, une yaourtière fait mieux
Ailes de poulet 1,2 kgGrill24 minCaramélisation franche
Pommes vapeur 600 gPressure23 minLa cuve paie sa taille

Deux chiffres structurent la lecture. La montée en haute pression d'abord : 11 minutes avec 500 ml de liquide, la plus lente du comparatif, conséquence directe des 7,5 L à mettre en température avec 1000 W. Sur les petites préparations, cette taxe fixe pèse : mon riz rend 4 minutes au Cookeo Touch, mes pommes vapeur aussi. La capacité ensuite, qui inverse le rapport de force dès que la tablée grandit : le ragoût pour 6 en un seul lancement, le poulet de 3 kg qui n'entre physiquement dans aucun autre appareil du panel, le batch cooking du dimanche en deux cuves au lieu de quatre. Le wattmètre a relevé 0,51 kWh sur le bourguignon complet, un peu plus que le Cookeo à plat égal, l'écart de la cuve à chauffer.

Le mode Combi-Steam, l'atout que personne ne met en avant

Ninja communique sur la pression et le croustillant, et passe presque sous silence ce qui m'a le plus impressionnée : le Combi-Steam, qui marie vapeur et convection dans la même cuisson. C'est la technologie des fours vapeur professionnels, celle qui donne aux boulangers leur croûte, ramenée dans un appareil domestique. Mon pain cocotte de 500 g en est sorti avec une mie humide alvéolée et une croûte franche qui chante sous le couteau, très au-dessus de ce que mon four ménager produit sans ses artifices de coup de buée. Les gratins profitent du même principe, fondants au cœur par la vapeur et colorés en surface par la convection, en 28 minutes là où le four en demande 45. Si vous faites votre pain ou vivez de gratins, ce mode à lui seul reconfigure le match face au Cookeo, qui n'a aucun équivalent.

Cinq semaines de vie commune

Je l'ai écrit dans le comparatif et je l'assume au terme du test long : le Foodi MAX est un appareil brillant qui demande qu'on lui fasse une place, au sens propre. Ses 11,3 kg et son gabarit interdisent le rangement entre deux usages ; il vit sur le plan de travail ou pas du tout, et ses 60 cm de dégagement couvercle ouvert l'excluent de sous mes meubles hauts. Résultat mesurable chez moi : 4 sorties sur les deux dernières semaines contre 11 pour le Cookeo installé à côté, non par démérite culinaire mais par friction domestique. Dans une grande cuisine avec un emplacement dédié, ce constat s'inverserait probablement.

Les bonnes surprises de la durée : le joint retient moins les odeurs que celui du Cookeo (matériau plus dense au toucher), la cuve inox du fond n'a pas marqué en cinq semaines, et le maintien au chaud automatique après pression fonctionne aussi proprement que chez Moulinex. La friction récurrente : le panier Cook & Crisp de 4,7 L, indispensable au mode Air Fry, réduit d'un tiers la capacité utile en friture et impose un lavage de plus. Et j'ai noté 61 dB à un mètre en Air Fry, le plus sonore du panel d'un souffle.

Déballage et installation : prévoyez l'emplacement avant le carton

Le carton de 14 kilos annonce la couleur, et mon premier conseil tient en une phrase : mesurez votre emplacement avant de commander, pas après. Il faut 40 cm de largeur au sol, 44 de hauteur fermé et surtout 60 cm de dégagement vertical couvercle ouvert, ce qui exclut la plupart des emplacements sous meubles hauts ; chez moi, seul le plan de travail libre près de la fenêtre a convenu. Le déballage livre l'appareil, la cuve 7,5 L, le panier Cook & Crisp, la grille à deux niveaux et un livret dense qu'il faut lire, vraiment : le curseur SmartLid conditionne les modes accessibles et les tableaux de correspondance pression sont indispensables faute de recettes embarquées.

L'installation elle-même suit le protocole des appareils à pression : lavage complet des accessoires, vérification du joint dans sa gorge (il se déclipse et se replace en dix secondes), branchement en prise directe, puis le test à l'eau réglementaire : curseur sur Pressure, 500 ml, 5 minutes. Mon premier cycle a duré 16 minutes tout compris, montée de 11 minutes incluse, et c'est la leçon inaugurale de la machine : cette taxe de montée se paie à chaque usage sous pression, planifiez vos repas avec elle. Comptez ensuite une vraie semaine d'apprivoisement du bandeau : mes trois premiers jours ont consommé plus de consultations du manuel que les trois semaines suivantes réunies, la logique curseur puis molette puis Start finissant par devenir un réflexe.

Entretien et durabilité : la machine encaisse, les accessoires travaillent

Le nettoyage après un plat sous pression prend 5 minutes : cuve, face intérieure du couvercle (fixe, à essuyer en place), joint massé sous l'eau chaude et bille de décompression vérifiée d'un doigt. Après un mode Air Crisp gras, ajoutez 2 minutes pour le panier et la voûte de résistance, le geste anti-fumées valable sur tous les appareils ventilés. Cuve et panier acceptent le lave-vaisselle ; mes cinq semaines en lavage main laissent la grande cuve intacte, mais le fond du panier Cook & Crisp montre la matité en lumière rasante que j'ai signalée dans le comparatif après une vingtaine de cycles Crisp : rien de fonctionnel, un indice de vieillissement différencié entre accessoires de mijotage et accessoires de friture qui plaide pour le lavage main du panier surtout.

Le joint mérite un bon point : plus dense au toucher que celui des Cookeo, il n'a retenu aucune odeur en cinq semaines, curry et poisson compris, et se remplace pour une douzaine d'euros au catalogue Ninja. La soupape se démonte entièrement pour le rinçage, un progrès sur bien des concurrents. Reste la question de fond des dix ans : la garantie de 2 ans s'étend par enregistrement et les pièces (joints, cuves, paniers, couvercle même) figurent au catalogue du service client, mais Ninja ne formule aucun engagement de disponibilité longue comparable aux 15 ans de Moulinex. Sur un appareil à 310,99 € pensé pour durer, c'est l'inconnue que chaque acheteur doit intégrer, et l'un des dixièmes qui séparent sa note de celle du Cookeo.

Les défauts, sans langue de bois

Quatre points à peser avant de sortir 310,99 €. L'encombrement et le poids d'abord, disqualifiants pour les petites cuisines : mesurez votre emplacement, hauteur ouverte comprise, avant de commander. La montée en pression de 11 minutes ensuite, qui taxe chaque petite préparation et rend l'appareil moins pertinent pour les foyers de 2 à 3 personnes. La courbe d'apprentissage, réelle : douze modes sur un bandeau dense et un curseur mécanique demandent une semaine d'apprivoisement, sans aucune recette embarquée pour guider (un livret papier, c'est tout). Enfin le yaourt et la déshydratation relèvent de l'argument commercial : fonctionnels, mais surclassés par des appareils dédiés à 25 € et sans intérêt face aux modes majeurs.

Face aux alternatives

Face au Cookeo Touch Wifi (349,99 €) : le Cookeo gagne la simplicité, la vitesse de pression et l'adoption familiale, le Foodi MAX gagne la capacité, le combo pression-dorage et le Combi-Steam. Le duel complet, recette par recette, est arbitré dans Cookeo ou Ninja Foodi. Face au Ninja Speedi (159,99 €) : 151 € d'écart achètent la haute pression et 1,8 L, pertinent pour les grandes tablées qui mijotent, superflu pour les repas express de 4. Face à un duo Cookeo Mini + AF180 (319 € les deux) : une alternative sérieuse pour qui a la place de deux appareils et veut le meilleur de chaque monde. Le classement général reste dans notre comparatif des meilleurs multicuiseurs, et la question de la taille de cuve est traitée à fond dans quelle capacité de multicuiseur choisir.

Pour qui il est fait, et pour qui il ne l'est pas

Achetez-le si vous êtes une tablée de 5 et plus, si le batch cooking structure vos dimanches, si le poulet du dimanche pèse 3 kg, si vous faites votre pain, ou si l'idée de choisir entre fondant et croustillant vous a toujours agacée : c'est littéralement l'appareil qui refuse ce choix. C'est aussi le bon candidat pour les cuisiniers à l'aise qui veulent un seul appareil expert plutôt que deux appareils simples.

Passez votre chemin si votre cuisine est comptée en centimètres, si vous êtes 2 ou 3 à table (la montée en pression de 11 minutes vous taxera chaque soir, voyez le Cookeo Mini), ou si vous débutez et voulez être guidé pas à pas : le Cookeo Touch reste sans rival sur ce terrain.

Un dimanche raconté : le poulet de 3 kg pour huit couverts

Le test qui a valu son achat au Foodi MAX méritait sa mise en scène : un déjeuner dominical à huit, avec le poulet fermier de 3 kg que mon volailler réserve d'ordinaire aux fours de cuisine. 10 h 40, la bête entre dans la cuve de 7,5 L avec ses aromates, un fond de bouillon et une tête d'ail en chemise, et c'est déjà une petite victoire : aucun autre appareil de mon panel ne referme son couvercle sur ce calibre. Curseur sur Pressure, 48 minutes calculées au poids, départ, et la cuisine reste libre pour les gratins qui filent au four pendant que la machine travaille sans surveillance.

11 h 40, décompression terminée, curseur glissé sur Air Fry sans rien démonter, 12 minutes de Crisp à 200 °C. Le résultat sort à 11 h 55 : une volaille qui se détache à la cuillère sous une peau tendue et dorée, arrosée du jus de cuve réduit 5 minutes en Sear pendant la découpe. Mes huit convives ont mangé un poulet qu'aucune méthode domestique unique ne produit : le four sèche les gros calibres avant de les confire, la cocotte les confit sans les dorer, et l'enchaînement pression puis convection du SmartLid fait précisément les deux. Temps actif total de ma matinée sur ce plat : douze minutes. C'est pour ce dimanche-là, et pour tous ceux qu'il annonce, que le Foodi MAX existe ; le reste de la semaine, ses 11,3 kg regardent le Cookeo travailler, et les deux constats sont aussi vrais l'un que l'autre.

Questions fréquentes sur le Ninja Foodi MAX

Quelle est la différence entre le Foodi MAX SmartLid et les anciens Foodi ?

Le couvercle unique. Les générations précédentes imposaient un couvercle pression et un couvercle croustillant interchangeables ; le SmartLid réunit les trois architectures (pression, Combi-Steam, Air Fry) sous un seul capot, sélectionnées par curseur.

Un poulet de 3 kg rentre-t-il vraiment dans le Foodi MAX ?

Oui, vérifié pendant notre test : un poulet fermier de 3 kg cuit en 68 minutes, pression puis dorage compris. C'est le seul appareil de notre comparatif capable de l'accueillir.

Combien de temps met le Foodi MAX à monter en pression ?

11 minutes mesurées avec 500 ml de liquide, la valeur la plus lente de notre panel : la contrepartie directe de la cuve de 7,5 L chauffée par 1000 W. Ce temps s'ajoute aux temps de cuisson des recettes.

Le mode Combi-Steam sert-il vraiment à quelque chose ?

C'est notre coup de cœur du test : vapeur et convection combinées produisent les meilleurs pains et gratins du comparatif, sur le principe des fours vapeur professionnels. Aucun Cookeo n'a d'équivalent.

Le Foodi MAX est-il bruyant ?

En mode Air Fry, nous avons relevé 61 dB à un mètre, le niveau le plus élevé de notre panel, comparable à une hotte en vitesse soutenue. Sous pression, l'appareil est presque silencieux.

Quels accessoires sont fournis avec le Foodi MAX ?

La cuve 7,5 L, le panier Cook & Crisp de 4,7 L pour la friture à air, une grille à deux niveaux et un livret de recettes. Cuve et panier passent au lave-vaisselle.

Ce que disent les autres utilisateurs, confronté à mon test

Le dépouillement de plusieurs centaines d'avis d'acheteurs dessine un appareil clivant exactement là où mon test l'annonce. Les enthousiastes, nombreux, sont presque tous des tablées de 4 et plus : ils racontent les poulets entiers dorés, le batch cooking du dimanche et la disparition du four de leur semaine, avec une récurrence frappante du mot polyvalence. Les déçus se recrutent massivement chez les petits foyers et les petites cuisines : le poids revient dans la moitié des avis critiques, la montée en pression jugée lente dans un tiers, et plusieurs acheteurs avouent un appareil remisé après trois mois faute de place, la confirmation grandeur nature de mon constat des 4 sorties contre 11 pour le Cookeo. La courbe d'apprentissage divise : ceux qui ont lu le manuel la franchissent en une semaine et ne la mentionnent plus, ceux qui ne l'ont pas lu peuplent les avis à deux étoiles. Un point remonté que mes cinq semaines n'ont pas pu vérifier : quelques signalements de joints à remplacer vers 18 mois d'usage intensif, un consommable à une douzaine d'euros qui relève de l'entretien normal. L'ensemble conforte le positionnement de ma note : un très grand appareil pour le foyer qui lui correspond, un mauvais achat pour les autres.

Verdict final : la note détaillée

Résultat en bouche : 9,0/10, tiré vers le haut par le combo pression-dorage et le Combi-Steam, deux exclusivités du panel. Rapidité : 7,9/10, plombée par la montée en pression la plus lente du comparatif. Simplicité : 7,8/10, la courbe d'apprentissage la plus raide du test. Rapport qualité-prix : 8,8/10, chaque euro achète une capacité réelle. Note globale : 8,6/10. Le Foodi MAX est la machine la plus capable de notre comparatif et celle qui exige le plus en retour, en place, en poids et en apprentissage. Pour la grande tablée qui a l'espace, c'est un achat sans regret ; pour les autres, le Cookeo Touch reste le choix rationnel.

Multicuiseur Ninja Foodi MAX SmartLid inox avec curseur de sélection de mode sur le couvercle
Ninja Foodi MAX SmartLid 12-en-1 OL650EU Note labo 8,6/10 · le choix des grandes tablées · pression + dorage
310,99 € 329,99 €
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