Consommation · mesures au wattmètre

Combien consomme vraiment un Cookeo en électricité ?

Portrait d'Élise Fabre, cuisinière professionnelle
Par Élise Fabre, Cuisinière de métier, 12 ans en restauration collective et bistrotLecture : 6 minutes

Réponse directe : un plat complet au Cookeo consomme entre 0,11 et 0,42 kWh selon la recette, soit 2 à 8 centimes d'électricité au tarif réglementé. C'est 3 à 4 fois moins qu'une cuisson équivalente au four. Voici le détail mesuré au wattmètre sur les 5 appareils de notre comparatif, plat par plat.

Écran de contrôle d'un multicuiseur électrique posé sur un plan de travail
Multicuiseur compact Moulinex Cookeo Mini bleu clair avec écran couleur et molette Ok
Moulinex Cookeo Mini L'appareil le plus sobre de notre comparatif · note 8,5/10
169,00 € → Notre avis

Consommation mesurée, plat par plat et appareil par appareil

PlatAppareilÉnergie mesuréeCoût approximatif
Riz basmatiCookeo Touch0,11 kWh~2 centimes
Riz basmatiCookeo Mini0,08 kWh~1,5 centime
Bourguignon completCookeo Touch0,42 kWh~8 centimes
Bourguignon completFoodi MAX0,51 kWh~10 centimes
Dahl de lentillesCookeo Mini0,19 kWh~4 centimes
Repas complet Speedi MealsNinja Speedi0,38 kWh~7 centimes
Frites fraîchesNinja AF1800,29 kWh~6 centimes
GratinNinja AF1800,31 kWh~6 centimes

Bourguignon complet : multicuiseur contre casserole traditionnelle

Cookeo Touch
0,42 kWh
Foodi MAX
0,51 kWh
Casserole induction
1,8 kWh

Multicuiseur contre four et casserole : l'écart chiffré

Notre comparaison directe sur des recettes identiques donne des écarts nets. Le dahl de lentilles cuit en 0,19 kWh au Cookeo Mini contre 0,74 kWh en casserole sur plaque à induction, soit 74 % d'économie mesurée, la cuisson sous pression réduisant à la fois le temps et le volume d'eau à chauffer. Le gratin cuit en 0,31 kWh à l'air fryer contre 1,1 kWh au four traditionnel, un rapport de un à trois expliqué par l'absence quasi totale de préchauffage, 90 secondes contre 12 minutes pour atteindre 200 °C.

Sur un bourguignon comparé à sa version en cocotte en fonte de trois heures sur plaque à induction (environ 1,8 kWh), le Cookeo Touch réduit la consommation de plus de 75 % pour un résultat en bouche jugé identique lors de nos dégustations à l'aveugle.

Ce qui fait varier la consommation d'un multicuiseur

Trois facteurs expliquent l'essentiel des écarts entre appareils et entre plats. Le volume de cuve d'abord : chauffer 7,5 litres coûte structurellement plus qu'en chauffer 3, la montée en pression du Foodi MAX consommant mécaniquement plus que celle du Cookeo Mini à recette comparable, un écart de 0,51 contre 0,31 kWh sur le bourguignon réduit proportionnellement. Le mode de cuisson ensuite : la haute pression est le mode le plus économe du panel, la convection à air pulsé des air fryers consommant un peu plus à durée égale à cause de la ventilation continue, bien qu'elle reste très inférieure au four.

La durée de cuisson enfin, directement liée à la nature du plat : un mijoté long consomme davantage qu'un féculent rapide, sans surprise, mais reste toujours en dessous de son équivalent en méthode traditionnelle.

Autocuiseur électrique moderne posé sur une cuisinière

Le coût annuel réel pour un foyer

Sur une base de 5 cuissons hebdomadaires au tarif réglementé, un Cookeo Mini utilisé quotidiennement coûte environ 12 € d'électricité par an, un Cookeo Touch autour de 20 €, un Foodi MAX autour de 25 €. Ces montants deviennent des économies dès que l'appareil remplace des cuissons plus gourmandes : un foyer qui bascule ses gratins et rôtis du four vers un air fryer peut économiser 30 à 50 € par an sur ce seul poste, et l'abandon progressif de la cocotte en fonte au profit de la pression électrique réduit d'autant la facture des mijotés du dimanche.

Trois habitudes qui réduisent encore la consommation

Au-delà du choix de l'appareil, quelques réflexes réduisent la facture sans effort. Grouper les cuissons quand c'est possible, un seul grand plat consommant proportionnellement moins qu'un plat divisé en deux petites fournées, argument supplémentaire pour bien dimensionner sa cuve selon notre guide des capacités.

Éviter d'ouvrir le couvercle en cours de cuisson sous pression, chaque ouverture imposant une nouvelle montée en pression complète. Et profiter du maintien au chaud plutôt que de relancer un cycle de réchauffage complet, sa consommation étant nettement inférieure à celle d'un nouveau cycle de cuisson.

La consommation en veille, souvent oubliée des calculs

Au-delà de la cuisson elle-même, un multicuiseur connecté consomme un peu d'électricité en veille pour maintenir son écran et sa connexion WiFi actifs. Nos mesures sur le Cookeo Touch Wifi donnent une consommation de veille très faible, de l'ordre de quelques watts, négligeable face à la consommation de cuisson mais qui s'additionne sur une année entière si l'appareil reste branché en permanence.

Pour un usage occasionnel, débrancher l'appareil entre deux utilisations élimine cette consommation résiduelle sans aucun inconvénient, la remise en route étant instantanée. Pour un usage quotidien, la différence est trop marginale pour justifier l'inconfort de débrancher et rebrancher à chaque repas.

Et face à une cuisson au gaz plutôt qu'à l'électricité ?

La comparaison change de nature face au gaz, dont le prix au kWh diffère de l'électricité et dont l'efficacité de transfert de chaleur est différente d'une plaque à induction. Sans instrument pour mesurer précisément la consommation de gaz de nos plaques de test, nous ne pouvons pas donner de chiffre aussi précis que pour l'électricité, mais le principe reste identique : la cuisson sous pression réduit le temps de chauffe nécessaire, donc la quantité d'énergie consommée quelle que soit sa source, et l'enceinte fermée limite les pertes de chaleur vers l'air ambiant qu'une casserole ouverte sur une flamme laisse s'échapper largement.

L'économie relative reste donc valable, dans des proportions que nous préférons ne pas chiffrer sans mesure directe plutôt que d'avancer un nombre approximatif.

Comparer la consommation avant d'acheter : le bon réflexe

Face à deux appareils dont les fiches techniques n'affichent que la puissance en watts, sans donnée de consommation réelle, notre conseil est de chercher des tests indépendants qui mesurent au wattmètre plutôt que de se fier à des estimations. La puissance nominale ne prédit pas la consommation réelle, comme détaillé dans notre article sur la puissance des multicuiseurs : un appareil moins puissant sur une petite cuve peut consommer moins qu'un appareil plus puissant sur une grande cuve, l'inverse de ce que l'intuition suggère à la lecture d'une fiche produit.

Un dernier repère pour les foyers équipés d'un contrat électrique en heures creuses : programmer le départ différé pour que la cuisson se termine pendant la plage d'heures creuses, plutôt que de la lancer en heures pleines, permet de grappiller encore quelques centimes sur chaque cuisson longue, un réflexe simple qui s'ajoute aux économies déjà réalisées par la cuisson sous pression elle-même.

Pour les foyers équipés d'un compteur communicant, il est possible de vérifier ces ordres de grandeur directement depuis son application de suivi de consommation, en observant le pic de puissance au moment du lancement d'une cuisson : un pic proche de la puissance nominale de l'appareil (1600 W pour un Cookeo Touch) confirme le bon fonctionnement de la résistance, une donnée rassurante pour qui souhaite vérifier que son appareil consomme bien dans les proportions attendues sans dérive anormale.

Gardez aussi en tête que ces mesures ont été prises avec des ingrédients à température ambiante ou de réfrigérateur : partir d'un aliment surgelé rallonge le cycle et donc la consommation, dans des proportions cohérentes avec la conversion de temps détaillée dans notre article sur la cuisson des surgelés au multicuiseur.

Questions fréquentes

Un multicuiseur consomme-t-il plus qu'une plaque de cuisson classique ?

Non, l'inverse : nos mesures montrent systématiquement 60 à 75 % d'économie par rapport à une cuisson en casserole sur induction, grâce aux temps réduits et à l'enceinte fermée qui limite les pertes de chaleur.

Quel est l'appareil le plus économe de votre comparatif ?

Le Cookeo Mini, avec 0,19 kWh mesurés pour un plat complet, sa petite cuve de 3 L nécessitant moins d'énergie pour monter en température que les formats supérieurs.

Le mode maintien au chaud consomme-t-il beaucoup ?

Très peu comparé à un cycle de cuisson : c'est un maintien de température, pas une nouvelle montée en pression, et il coûte une fraction de la consommation d'un nouveau lancement.

Pour comparer les 5 appareils testés selon vos critères, notre comparateur filtrable et notre comparatif complet détaillent toutes les mesures.